Artiste Français, ayant grandi et résidant en banlieue parisienne, banlieue qui reste au fil du temps sa principale source d’inspiration et de recherche artistique.

Ce sont les codes et les clichés véhicules sur la banlieue, les richesses nées de la diversité́ de ses cultures et de ses différences qui le poussent notamment à poursuivre des études de stylisme et de mode à l’école Duperré de Paris, qui l’incitent, baigné par le rap, à commencer à écrire et jouer dans diverses pièces de théâtre en parallèle de la peinture, du graffiti, de l’illustration et de tous les supports sur lesquels il peut s’exprimer et donner à réfléchir sur l’identité́ de ces banlieues qui fascinent comme elles effrayent.

Sans chercher à s’enfermer dans un circuit, il expose depuis 2003 à Paris (Aimecube, Living Room, Galerie ligne 13…), en province et en banlieue (Art cité à Fontenay sous-Bois, Kosmopolite à Bagnolet,…) son travail l’amenant à s’exporter vers l’étranger où il expose, au Liban, à New-York, une 1ère fois lors de la Fountain Art fair, suivront deux expositions solo à New-York (Galerie Dorian Grey) et un group show au Art Basel de Miami avec notamment Bio & BG183 (Tats Cru), LA2 Laroc, Lou Ros, Xam Bot & Fumero…

Depuis 2011, il travaille avec des compagnies de danse sur des projets communs, collabore avec la marque Vice+Vertu du rappeur Swift Guad, avec la marque Wrung, se met au tatouage, notamment inspiré par son histoire, ses codes, l’imagerie pure et pleine de sens « des bouzilles » des forçats de Biribi et de Cayenne comme celle des criminels russes ou des gangs sud-américains, qui ne sont pas sans rappeler la fascination qu’il porte à sa propre culture banlieusarde, pleine de violence, de langages, de sens, de paradoxes et d’une esthétique qui lui est propre et qui l’amène aujourd’hui à rencontrer et échanger avec des gens partout dans le monde, toujours à la recherche de cette envie de partage artistique.

 

MUSART Collection Regular – Gumo 01

« Le portrait est l’une des choses les plus intéressantes, complexe et simple à la fois, une suite de lignes et d’angles, comme de courbes dont le trait peut être fin et généreux et ça dans un même mouvement. C’est un travail sans limite, sans cadre, construire en déconstruisant, en lui donnant de la vitesse, du mouvement, en créant une sorte de langage abstrait, sur un mur de plusieurs mètres ou sur un morceau de peau. Je ne sais pas si on peut parler réellement de Cubisme, mais c’est un mouvement qui m’a marqué. Le Cubisme a bouleversé la notion de représentation. Comme le dit John Golding (historien de l’art) « le cubisme est un langage pictural absolument original, une façon d’aborder le monde totalement neuve, et une théorie esthétique conceptualisée. On comprend qu’il ait pu imprimer une nouvelle direction à toute la peinture moderne. » Je dirai plus que mon travail s’attache ou s’attaque, selon les moments de ma vie, simplement à la notion de représentation. »

Gumo